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Parc de safari · Côte d'Ivoire

Parc national de la Comoé

Comoe National Park

Photo : Albert Backer, CC BY-SA 3.0

Superficie
11 500 km²
Année de création
1968
UNESCO
Patrimoine mondial
Billets
Pas de billet en ligne

Excursions et billets pour Parc national de la Comoé : lequel réserver

La Comoé, dans le nord-est de la Côte d'Ivoire, est la plus grande aire protégée d'Afrique de l'Ouest, une immense étendue sauvage de savane et de forêt, reculée et très peu visitée, le long du fleuve du même nom ; s'y rendre est une entreprise réservée aux voyageurs expérimentés et autonomes, et non un safari classique. Le parc se trouve à quelque 570 kilomètres et au moins neuf ou dix heures de route d'Abidjan, soit par Bondoukou jusqu'à la ville de Bouna, près de l'entrée est, soit par Korhogo jusqu'à Kafolo, du côté nord, où un lodge de safari a fonctionné par intermittence ; il n'existe aucune liaison aérienne régulière. Avant toute chose, le visiteur doit lire les conseils en vigueur de son propre gouvernement : la zone frontalière nord avec le Burkina Faso a subi des attaques armées ces dernières années, notamment à Kafolo en 2020, et de nombreux gouvernements déconseillent de se rendre dans certaines parties de la région.

Le parc est géré par l'Office ivoirien des parcs et réserves, dont on doit rejoindre les postes à Bouna ou aux entrées du parc pour payer le droit d'entrée et se voir attribuer un garde-guide, obligatoire. Les infrastructures touristiques à l'intérieur du parc sont minimales : un réseau de pistes en terre, rouvertes après chaque saison des pluies et praticables uniquement en 4×4, quelques points de vue sur le fleuve et les salines, et de simples terrains de camping ; les visiteurs doivent donc apporter leur véhicule, leur carburant, leur nourriture, leur eau et leur matériel de camping ou, plus commodément, faire appel à l'un des rares voyagistes ivoiriens qui organisent des expéditions de plusieurs jours. La faune est présente, mais farouche et clairsemée après des années de braconnage, et il faut la chercher le long du fleuve et aux points d'eau tôt le matin et en fin d'après-midi ; le charme du lieu tient autant à son vide, à ses oiseaux et à ses paysages qu'à ses grands animaux.

Visiter Parc national de la Comoé : ce que l’on voit

La zone fut d'abord protégée comme refuge de faune en 1926, devint la réserve de Bouna en 1953 puis un parc national en 1968, couvrant 11 500 kilomètres carrés, et fut déclarée réserve de biosphère et site du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1983. Son intérêt exceptionnel tient à sa situation et à son fleuve. La Comoé prend sa source au Burkina Faso et traverse le parc vers le sud sur quelque 230 kilomètres ; comme elle charrie une eau permanente et qu'elle est bordée d'une dense forêt-galerie, elle permet aux plantes et aux animaux du sud humide de pénétrer loin vers le nord dans la savane soudanienne sèche, si bien que l'on trouve dans un même parc toute une série d'habitats normalement distants de plusieurs centaines de kilomètres : savanes boisées et arbustives sur le plateau, plaines herbeuses ouvertes inondées pendant les pluies, inselbergs granitiques isolés culminant à quelque six cents mètres, îlots de forêt dense sèche et haute forêt riveraine le long de la Comoé et de ses affluents. On y a recensé environ 620 espèces de plantes, 135 de mammifères, dont onze primates, et plus de cinq cents d'oiseaux. Les antilopes sont celles de l'Afrique de l'Ouest : le cob de Buffon, de loin le plus nombreux, l'hippotrague, le bubale, le cobe defassa, l'ourébi, le guib harnaché et plusieurs céphalophes, avec des buffles, des phacochères, des hippopotames dans les mares du fleuve, trois espèces de crocodiles, parmi lesquelles le petit crocodile nain des ruisseaux forestiers, des babouins olive, des singes verts, des patas, des mones et des cercocèbes à collier blanc, des colobes noir et blanc, et une petite population isolée de chimpanzés qui vit, fait inhabituel, dans la savane et a été étudiée pour son usage d'outils afin d'obtenir du miel et de l'eau.

Les éléphants, autrefois plus d'un millier, ont été réduits à peut-être quelques centaines ou moins ; léopards et hyènes tachetées survivent, et l'on pense que le lion a disparu ou est sur le point de disparaître. Parmi les oiseaux figurent l'outarde de Denham et l'outarde à ventre blanc, le bucorve d'Abyssinie, le jabiru d'Afrique, l'ombrette, la chouette-pêcheuse de Pel et le grébifoulque d'Afrique. L'histoire récente du parc est celle d'une perte et d'un rétablissement partiel. Pendant la crise ivoirienne, de 2002 à 2011, le nord du pays était tenu par les rebelles, le personnel du parc s'est enfui, et braconniers, éleveurs avec leur bétail, orpailleurs et agriculteurs s'y sont installés sans rencontrer d'opposition ; l'UNESCO l'a inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril en 2003. Après le retour de la paix, la gestion a été rétablie avec un soutien international, le bétail a été chassé, et des inventaires ont montré que les populations de cobs, de bubales, de buffles et de chimpanzés se reconstituaient, si bien qu'en 2017 le parc a été retiré de la liste en péril, l'un des rares sites africains à y être jamais parvenus. Une université allemande entretient une station de recherche au bord du fleuve depuis 1989. Le peuple lobi, qui vit à l'est du parc, est connu pour ses maisons fortifiées en terre, sans fenêtres, bâties comme de petits châteaux.

Parc national de la Comoé : meilleure période, saisons et horaires

Le parc n'est accessible qu'à la saison sèche, environ de décembre à mai, les pistes étant inondées et envahies par la végétation pendant les pluies, qui durent de juin à octobre avec un pic en août et septembre. Les meilleurs mois pour la faune vont de fin janvier à avril, lorsque l'herbe a été brûlée, que les mares des plaines se sont asséchées et que les animaux se concentrent le long du fleuve ; de décembre à février, l'harmattan, le vent sec et poussiéreux venu du Sahara, apporte des nuits fraîches, un ciel voilé et des journées agréables d'environ 30 degrés, tandis que mars et avril sont très chauds, de 36 à 40 degrés, avant les premiers orages.

C'est une région impaludée, et des mouches tsé-tsé sont présentes dans la forêt-galerie, si bien qu'une prophylaxie, un répulsif et des vêtements de couleur neutre sont nécessaires, ainsi qu'un certificat de vaccination contre la fièvre jaune, exigé pour entrer dans le pays. Emportez beaucoup d'eau et de carburant, et ne roulez pas de nuit. Comptez au moins trois jours dans le parc, et une semaine pour l'ensemble du voyage depuis Abidjan.

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7 billets et excursions

Avant de partir

Faut-il réserver Parc national de la Comoé à l'avance ?

GetYourGuide ne propose aucune excursion en ligne pour Parc national de la Comoé ; l'entrée, lorsqu'elle est payante, se règle sur place ou auprès de l'administration du parc. Vous trouverez sur cette page des parcs proches avec des excursions à réserver.

Quelle est la superficie de Parc national de la Comoé ?

Parc national de la Comoé s'étend sur 11 500 km².

Quelle est la date de création de Parc national de la Comoé ?

La création de Parc national de la Comoé remonte à 1968.

Où se trouve Parc national de la Comoé ?

Parc national de la Comoé se trouve en Côte d'Ivoire. La carte de cette page indique l'emplacement exact.

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